Challenge #UnAnDouzeDessins

En novembre 2016 je me suis lancée, sous l’impulsion de mon compagnon, un défi sur une année: refaire le même dessin chaque mois afin de voir ma technique progresser. J’ai posté les dessins à mesure sur les réseaux sociaux (Instagram et Facebook) sous le hashtag #UnAnDouzeDessin et je suis arrivée hier au terme de cette expérience personnelle très enrichissante. Avec cet article je dresse un petit bilan.

L’idée de départ est née d’une conversation avec mon compagnon. Nous étions en train de faire le constat de l’Inktober 2016 et je lui faisais part de ma déception de n’avoir pu participer que partiellement au challenge, une fois encore. Pour rappel, l’Inktober est un challenge de dessin auquel prennent part des artistes du monde entier et qui consiste à faire un dessin par jour durant tout le mois d’octobre, à la main et à l’encre selon une liste de thèmes imposée. En 2016 je n’avais pu faire que 9 dessins sur 31. Et cette année je n’ai pas réussi à y participer du tout. Jack Parker, le créateur de l’inktober, a crée ce challenge pour améliorer rapidement sa main au dessin. Cet exercice quotidien et la perspective d’une progression rapide est l’une des raisons principales qui m’avaient incitée à prendre part à l’Inktober. Et le fait de ne pas avoir pu m’y tenir tous les jours m’avait un peu dépitée. Et c’est là que mon compagnon a suggéré l’idée que, pour réellement se rendre compte de la progression technique, il n’aurait pas été inintéressant de se lancer un défi similaire mais plus étalé: un dessin par mois, mais toujours le même, afin de le voir graduellement progresser. J’ai trouvé l’idée vraiment pertinente et constructive. Du coup je me suis lancée!

Le premier dessin de la série, point de départ du challenge, est dessiné au stylo à encre et peint aux écolines sur du papier aquarelle Canson Montval format carte postale. Il fait office de point de référence pour les suivants. Le sujet du dessin est parfaitement aléatoire. Je n’ai plus aucune idée aujourd’hui de pourquoi j’ai dessiné ça, mais je crois qu’après avoir passé un peu de temps à réfléchir à un sujet de dessin qui aurait eu du sens à être répété tous les mois pendant un an sans ne trouver, j’ai laissé ma main décider au hasard le moment venu.

A partir de ce moment, j’ai mis les écolines de côté au profit de l’aquarelle.

En me lançant là-dedans, je savais d’avance que le résultat serait probablement assez manifeste, mais honnêtement, je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi flagrant. J’en m’en suis étonnée chaque mois et je reste encore ébahie du résultat final. A tel point que je me suis dit, mais… en fin de compte, ai-je vraiment progressé en dessin ou me suis-je seulement améliorée à réaliser CE dessin…? A cette question mon compagnon m’a répondu: « les deux ». Hé oui, en fait, les deux. Mais ce qui est extrêmement précieux pour moi d’avoir pu ainsi prendre la mesure, et ce de manière criante, de ce que rapporte l’exercice (quasi) quotidien du dessin. Et je peux m’y référer chaque fois que j’aurai un petit coup de mou artistique :). Pour cela je me félicite vraiment d’avoir tenu le coup jusqu’au bout.

Au terme de cet exercice je constate également que le dernier dessin n’est pas forcément le meilleur. Des détails intéressants, notamment dans les expressions, on été ajoutés en cours de route, parfois je ne les ai pas repris, parfois oui, mais jamais tous en même temps. Du coup le dessin « parfait » n’existe pas. 

Je crois que pour compléter cette expérience je referai ce dessin au mois de novembre de l’année prochaine. 

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